Melkite Greek Catholic Church
A nos frères et Nos Seigneurs
les Evêques membres du Saint Synode
et à tous ceux qui composent
notre Eglise grecque Melkite catholique, clergé et fidèles
Lettre au sujet du Synode pour l’Eglise catholique du Moyen Orient
Salutation avec notre amour, notre bénédiction et nos invocations,
Nos cœurs furent comblés de joie quand Sa Sainteté le Pape Benoît XVI nous a convoqués avec les Patriarches et les grands Archevêques, le 19 septembre 2009, et nous a reçus, écouté et apprécié notre présence.
Notre joie fut encore plus grande quand Sa Sainteté, au cours de cette visite, nous a révélé son intention de convoquer un Synode spécial pour l’Eglise catholique du Moyen Orient, ayant pour titre : « Communion et témoignage », entre le 10 et le 24 octobre 2010, à Rome.
Nous avons cru de notre devoir d’adresser cette lettre à tous les fils et les filles de notre Eglise grecque Melkite catholique, pour les associer à cet important événement dans l’histoire des Eglises orientales catholiques. Car nous considérons ce Synode comme l’évènement le plus important après le Concile de Vatican II qui a manifesté une préoccupation particulière envers les Eglises orientales et qui a promulgué un document de base sous le titre : « Les Eglises orientales », qui constitue le règlement général concernant les Eglises catholiques orientales qui tiennent à conserver leur cachet ecclésial oriental et leur totale communion d’Eglise à l’Eglise catholique romaine.
Voici les étapes de préparation à ce Synode :
Premièrement : 21-22 septembre 2009 : Une première réunion préliminaire eut lieu à Rome entre les Patriarches et la Curie romaine, pour s’entretenir autour du sujet.
Deuxièmement : 25-26 novembre 2009 : Deuxième réunion préliminaire avec les Patriarches, à Rome, où on a rassemblé les anciens entretiens avec les nouveaux, pour en faire la matière des directives de base ( lineamenta ).
Troisièmement : Autour de Noël et jusqu’à la fin de l’an 2009, le Secrétariat de Rome sort le document des directives ( lineamenta ), avec des questions sur chaque chapitre.
Quatrièmement : Ce document sera envoyé aux Patriarches, aux Evêques et à tous les participants au Synode pour les informer et pour répondre aux questions posées par les
Evêques, les prêtres, les Religieux, les Religieuses, les confréries et les diverses activités en paroisse.
Cinquièmement : Les réponses seront envoyées à Rome.
Sixièmement : Après Pâques ( fin avril- début mai 2010 ), troisième réunion à Rome avec les Patriarches pour échanger sur les réponses. Sur cette base on commence à préparer le document, objet de l’étude, appelé ( Instrumentum laboris ).
Septièmement : Envoyer ce document à tous les participants au Synode, probablement en juin 2010.
Huitièmement : Tenue du Synode du 10 au 24 octobre 2010, pour étudier le document sus mentionné.
J’ai proposé le thème du Synode aux membres du Synode permanent, lors de notre rencontre le 26 octobre. Après échange sur le sujet, nous avons décidé de convoquer Nos Seigneurs les Evêques, les Supérieurs généraux et le Supérieures générales à une réunion préliminaire consultative au sujet de ce Synode, pour soumettre les opinions et présenter les suggestions.
Cette réunion préliminaire consultative s’est tenue le 4 novembre, au siège patriarcal à Aïn Traz, et y ont participé 18 Evêques, Supérieurs Généraux et Supérieures générales, où une feuille de route fut étudiée, comprenant les axes suivants :
La communion :
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La communion entre les Eglises du Moyen Orient
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La communion entre les communautés religieuses
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La communion dans l’action apostolique
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Les bases théologiques de la communion
Le témoignage :
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Le sens du témoignage
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Le rôle des laïcs dans le témoignage
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Les défis et les difficultés du témoignage
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Le rôle de l’Eglise dans le témoignage à travers le dialogue, la construction des ponts et les rencontres
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Le témoignage à travers le développement
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Le témoignage et la famille
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La communion et le témoignage en rapport avec l’Occident pour l’appui de la présence chrétienne en Orient.
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Les immigrants et la communion et le témoignage, et la participation au Synode.
Je porterai à Rome les idées, les suggestions et les remarques, en mon nom et au nom de mon Eglise, mais le travail de base commencera après avoir reçu le document « Lignes de base » ( Lineamenta ), fin décembre prochain, qui contiendra les idées et les suggestions de base, suivies des questions. Ce document sera distribué à toutes les éparchies, et les Evêques auront la responsabilité de poursuivre le travail avec les paroisses, les communautés religieuses, les institutions, les confréries, les conseils paroissiaux et autres. Toutes les réponses aux questions de ce document seront rassemblées et envoyées à Rome.
Ainsi auront une large opportunité d’y participer tous le Evêques, les prêtres, les religieux, les religieuses, les laïcs, hommes, femmes et jeunes, pour vivre ce Synode, non seulement à Rome et à travers les pasteurs, mais aussi et surtout à travers vous, frères et fils bien-aimés.
A partir de maintenant la porte est ouverte et l’occasion est vaste pour la participation. Vous pouvez envoyer vos suggestions au secrétariat du Patriarcat du siège patriarcal de Raboué, sous le titre : « Synode de l’Eglise catholique ».
Accompagnons cet évènement de nos prières, de notre fidélité, et des sentiments d’appartenance et d’amour, pour être véritablement une Eglise forte et unie, une Eglise présente et active, l’Eglise de la communion et du témoignage.
Ci-joints : 1- « Le procès verbal de la rencontre préliminaire »
2- « Les actes du premier cercle de la rencontre préliminaire »
3- « Les actes du deuxième cercle de la rencontre préliminaire » ( copies arabe
et française)
4- « Les actes du troisième cercle de la rencontre préliminaire »
Avec mon amitié, ma bénédiction et ma considération
Grégoire III
Patriarche d’Antioche et de tout l’Orient,
d’Alexandrie et de Jérusalem
Rencontre préliminaire de l’Eglise grecque Melkite
au Moyen Orient
Préparation du Synode pour l’Eglise catholique
du Moyen Orient
sous le titre « Communion et témoignage »
Cette rencontre eut lieu le matin du mercredi 4 novembre 2009 au siège patriarcal de Aïn Traz, en la présence de sa Béatitude Monseigneur Grégoire III et de tous les Evêques des éparchies ainsi que les Supérieurs généraux et Supérieures générales. Etaient présents aussi les Evêques d’Egypte et de Jérusalem. Se sont excusés Nos Seigneurs Isidore Battikha, Joseph El Absi, Boutros El Moallem, Nicolas Sawwaf, André Haddad et Yasser Ayyache. S’est absenté aussi l’archimandrite Najib Tobji.
Sa Béatitude a ouvert la rencontre dans le salon officiel, devant les photographes et les cameras de télévision, par un mot d’accueil où il a rappelé que le Synode pour l’Eglise catholique du Moyen Orient aura lieu à Rome du 10 au 24 octobre 2010, et que du 25 au 26 novembre 2009 commenceront à Rome les préparatifs à ce Synode. Ces préparatifs aboutiront aux lignes générales ( Lineamenta ) qui seront étudiées dans les éparchies et les communautés religieuses en vue du brouillon et de la rencontre finale.
Sa Béatitude a annoncé que le but de cette rencontre préliminaire est d’échanger les idées en général et d’étudier notre rôle comme Eglise grecque Melkite catholique, au point de vue communion et témoignage, ainsi que le rôle de notre Eglise dans la marche vers l’unité de l’Eglise. Dans ce cadre, nous intéresse beaucoup l’unité arabe, pour trouver notre situation comme chrétiens dans ce vaste monde et d’y avoir un rôle.
Il nous est demandé à tous de suivre ce Synode par la prière. Le Liban y aura un rôle important puisque c’est au Liban que se feront la préparation et le mûrissement des réunions et où se tiendront la plupart des réunions, en parallèle avec d’autres réunions
qui se tiendront dans divers pays arabes : la Syrie, la Jordanie, l’Egypte et la Palestine…
Sa Béatitude ajouta : Je prie pour le Liban qui traverse une gestation difficile, en invitant les Libanais à s’entraider entre eux et en demandant l’intercession des saints pour le succès des efforts qui aboutiront à sortir de cette situation difficile.
Sa Béatitude clôtura son discours en souhaitant la paix dans le monde entier, particulièrement à Jérusalem, en Palestine et en Irak, afin que se règlent les conflits.
Après ce discours, les membres réunis se dirigent vers la salle régulière du Synode, dans l’attente que sa Béatitude achève une interview avec les media.
Programme de la rencontre :
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Réunion générale
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Cercles
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Pause
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Cercles
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Réunion générale pour sortir les idées principales des cercles. Suit le dîner
La réunion :
Sa Béatitude préside la réunion et proclame le nom des Evêques et des Pères qui se sont excusés. Ensuite il cite quelques idées du mot d’ouverture de Sa Sainteté le Pape avec les Patriarches : La primauté du Pape et l’ecclésiologie orientale au premier millénaire. Ensuite sa Béatitude passa à la préparation du Synode qui a pour titre : « Synode pour les Eglises catholiques du Moyen Orient », intitulé « Communion et témoignage ». Ce sera l’écho de la première communauté chrétienne, mentionnée dans les Actes des apôtres.
Sa Béatitude présenta le programme passé et à venir :
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21-22 septembre 2009 : Réunion des Patriarches avec la Curie romaine ( sans procès verbal )
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25-26 novembre 2009 : Deuxième réunion préliminaire à Rome avec les Patriarches, où seront rassemblés les échanges précédents et ce qui aurait été nouveau. Ce sera la matière pour écrire le texte des directives de base
( lineamenta)
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Aux alentours de Noël et jusqu’à la fin de l’an 2009, le secrétariat de Rome produira le document des directives ( lineamenta ) avec des questions sur chaque chapitre.
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Ce document sera envoyé aux Patriarches, aux Evêques et à tous les participants au Synode pour les informer et pour répondre aux questions posées par les Evêques,
les prêtres, les Religieux, les Religieuses, les confréries et les diverses activités en
paroisse.
- Les réponses seront envoyées à Rome.
- Après Pâques ( fin avril- début mai 2010 ), troisième réunion à Rome avec les
Patriarches pour échanger sur les réponses. Sur cette base on commence à
préparer le document, objet de l’étude, appelé ( Instrumentum laboris ).
- Envoi de ce document à tous les participants au Synode, probablement en juin
2010.
- Tenue du Synode du 10 au 24 octobre 2010, pour étudier le document sus
mentionné.
Quant à la façon de vivre la préparation au Synode, sa Béatitude proposa :
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Animer une journée spirituelle, même avant les directives de Rome, appelée :
« Journée de mon Eglise », où l’on étudiera comment l’Eglise peut être présente et pastorale.
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Profiter de Noël et de l’Epiphanie pour vivre la préparation au Synode
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Après Pâques, ramasser toutes les questions. Suivra à Rome une nouvelle réunion pour composer le brouillon du texte à étudier ( Instrumentum laboris )
Après quoi, Sa Béatitude présenta une feuille sur le Synode envoyée par Monseigneur Sawwaf et une autre préparée par lui-même, ayant pour titre « Communion et témoignage », renfermant divers sujets à étudier.
Là Monseigneur Yousef Kallas proposa de travailler sur quatre axes paraissant clairs dans le mot de Sa Sainteté le Pape :
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L’esprit synodal à la lumière de la décision des Eglises orientales
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Encourager l’unité entre les chrétiens
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Le dialogue entre les religions et les cultures
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La convivialité et l’entraide nationale et politique
Sa Béatitude a appuyé l’intervention de Monseigneur Kallas, mais il a proposé de diviser les participants en trois cercles pour étudier la feuille préliminaire.
On posa ensuite quelques questions :
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Quelle coordination doit-on avoir entre les Eglises au sujet de ce Synode? Et quelle coordination avec les Eglises non catholiques ? Vont-elles être invitées comme observatrices?
Réponse : A la réunion de Rome, les participants procéderont à la coordination.
Bien entendu les Eglises non catholiques seront invitées à ce Synode.
-
Est-ce que notre Eglise de la Diaspora aura un rôle ?
Réponse : Tous sont invités à ce Synode.
Là Monseigneur Janbart mit en garde de tomber dans les théories et d’y rester sans
arriver à résoudre la réalité des conflits en Orient.
Après ces questions, les participants furent répartis en trois cercles :
Le premier cercle étudia « La communion entre les Eglises, la communion entre les
communautés religieuses et la communion dans l’action apostolique ».
Le deuxième cercle étudia le sujet suivant : « Le témoignage : rôle des laïcs dans le
témoignage, les défis de ce témoignage et le rôle de l’Eglise dans le témoignage à
travers le dialogue ».
Le troisième cercle traita : « Le témoignage à travers le développement ; le
témoignage et la famille; ensuite travailler en sorte que les participants fassent preuve
d’une communion et d’un témoignage meilleurs ».
A la fin des réunions des cercles, réunion générale de nouveau et lecture des trois
rapports avec ce qu’ils renfermaient comme suggestions. Sa Béatitude a demandé à
ceux qui ont rédigé les rapports de les traduire en français pour faciliter les pourparlers
avec Rome.
Sa Béatitude a répondu à une question concernant la participation au Synode :
Tous les Evêques sont invités à ce Synode et à y prendre la parole. Leurs interventions
doivent se limiter à six minutes. Et il est préférable de résumer ces interventions pour
les donner aux journalistes. Il y a possibilité de préparer ces interventions en arabe. Sa
Béatitude a ajouté qu’il y a possibilité de coordination avec quelques laïcs et de
proposer des noms pour participer à ce Synode.
Après cette rencontre au sujet du Synode, Sa Béatitude passa à quelques sujets qui
seront traités à la réunion du Conseil des Patriarches et des Evêques, la semaine
prochaine :
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Election du président et du secrétaire de Caritas
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Télé-Lumière : on a soulevé la question des donations faites au nom de l’Eglise, ainsi que la question du contrat commercial avec cette institution, passée d’uniquement Télé-Lumière à Télé-Lumière et Norsat. Il a fallu alors préciser le contrat.
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On a mentionné incidemment quelques sujets : Le budget du tribunal- Le représentant du Synode à Télé- Lumière.
On a traité le sujet de la répartition des émissions des messes de diverses Eglises sur l’écran de Télé-Lumière. C’est Monseigneur Elias Rahal qui fut élu représentant du Synode pour poursuivre le sujet avec Télé-Lumière.
On rapporta à Sa Béatitude que Lucien Zré’i, le frère de Monseigneur Youssef Jules Zréi’i, est décédé à Athènes. En son nom et au nom de toutes les personnes présentes Sa Béatitude présenta ses condoléances cordiales et fraternelles à Monseigneur Zréi’i. Immédiatement après le repas, à l’église du siège patriarcal, on célébra l’absoute pour le repos de l’âme du défunt.
Les actes du premier cercle
lors de la rencontre préliminaire préparatoire au Synode
pour l’Eglise catholique du Moyen Orient
sous le titre
« Communion et témoignage »
Aïn Traz – 4 / 11 / 2009
La communion entre les Eglises
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Les Eglises orientales sont séparées, ce qui constitue un exemple de scandale
devant tous;
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C’est pourquoi il faut multiplier les rencontres entre les Eglises catholiques et avec l’Eglise orthodoxe, ainsi qu’avec les laïcs;
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Il faut insister aussi sur l’unité de l’Eglise;
-
Il faut activer les dialogues locaux et favoriser les rencontres pour mieux connaître nos églises et nos couvents;
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Il faut appliquer les documents provenant du Saint Siège et des Curies du Vatican, entre autres : le Décret sur Les Eglises orientales, la Lettre Lumière d’Orient, la Lettre Retrouver l’unité, les documents du Concile de Vatican II. De ces Lettres certaines furent appliquées et d’autres non. Ce qui fut appliqué, on peut se demander dans quelle mesure;
-
Il faut activer le document des Patriarches présenté à Sa Sainteté le feu Jea-Paul II;
et profiter de l’étude faite par Sa Béatitude Grégoire III sur le premier millénaire.
La communion entre les communautés religieuses
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Il faut activer la collaboration entre toutes les communautés religieuses;
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Y a-t-il une possibilité d’unifier les communautés religieuses ?
Les relations œcuméniques
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Unifier la fête de Pâques : c’est le plus grand témoignage d’amour pour les gens;
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Faciliter les relations avec nos frères orthodoxes
Conclusion
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Former un comité théologique et canonique œcuménique ;
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Limiter l’intrusion des Curies romaines dans les affaires de nos Eglises;
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Répartir les rôles des interventions qui auront lieu au Synode de Rome.
Les actes du deuxième cercle
Les membres : Leur Excellences les évêques : Georges Bakar, Elias Rahal, Joseph Jule Zereï, Georges Bakouni, Salim Ghazal, l’archimandrite Simaan Abdel-Ahad et le P. Elias Aghia.
Ils ont traité le thème du « Témoignage », en quatre questions :
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Discussion autour du mot « Témoignage »
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Que signifie-t-il ?
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Comment témoigner ? Pour qui témoigner ? Quelle est notre identité chrétienne et orientale ? Comment la mettre en évidence ? Comment la maintenir et la développer ?
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Le Rôle des laïcs dans le témoignage, dans l’Eglise et à l’extérieur.
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Comment faire participer les laïcs au témoignage chrétien et au soutien de la présence chrétienne dans cette région du monde ?
Les laïcs ont des droits et des devoirs ; ils sont aussi responsables de la présence et du témoignage chrétien en Orient.
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Affirmer la présence chrétienne dans les pays du Moyen-Orient et encourager à rester sur cette terre.
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Défis et difficultés du témoignage.
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Dans « les statuts personnels » et les relations avec l’Etat.
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Situation des chrétiens dans la Société.
Les problèmes de famille (changement de confession en vue du divorce), inégalité dans le changement de religion.
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Rôle de l’Eglise dans le témoignage, à travers le dialogue et l’établissement des ponts de rencontre avec l’autre.
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Le témoignage à travers le dialogue de la vie, les Institutions de dialogues et la relation avec les Musulmans et les Juifs.
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Le témoignage et le danger d’un fondamentalisme grandissant dans la région.
Réponses à la première question : Le Témoignage
Le groupe a supposé, avant de répondre aux questions au sujet du témoignage et la communion, que les chrétiens resteront présents en Orient pour pouvoir établir la communion et le témoignage.
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Le Témoignage a deux sens :
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Le Kérygme et l’Evangélisation. Ce qui suppose un travail en profondeur du peuple chrétien pour le ré-évangéliser. Par la suite, évangéliser les non-chrétiens.
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Vivre sa foi selon l’Evangile. Et là nous avons deux sens :
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Etre témoin : C’est voir, vivre et annoncer ce qu’on vu et ce qu’on a vécu. De là vivre et répandre la charité : aimez-vous les uns les autres.
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Etre martyr : Quand on témoigne de sa foi jusqu’au sang.
A ce niveau, la question de la Nouvelle Evangélisation s’est posée. La directive suggérée, c’est de coopérer et tendre la main à ces nouvelles orientations du peuple de Dieu.
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Comment témoigner et pour Qui témoigner ?
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Insister sur notre identité chrétienne et la vie dans le Christ.
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En Témoignant pour le Christ, nous deviendrons des chandelles et des luminaires devant tout le monde : Chrétiens, Musulmans et devant tout homme.
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Notre identité chrétienne orientale: La maintenir en pays d’émigration est une délapidation de beaucoup d’énergie, car les meilleurs prêtres, nécessaires à la présence forte en Orient, y passent.
Mais il faut garder aussi un équilibre entre la recherche de la spiritualité orientale, et notre appartenance à la foi et à l’Eglise catholique.
Deuxième Question : Le Rôle des laïcs
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Faire participer les Laïcs au Témoignage : Ils ont un rôle très important et très profond pour cela il faut former les leaders parmi eux qui aideraient les clercs dans la catéchèse et la direction de l’Eglise.
Certains ont soulevée le problème et la tendance actuelle des chrétiens à quitter le pays pour la vie facile ailleurs, vidant ainsi l’Orient par l’émigration.
Nous constatons le manque du témoignage pour le Christ là où nous sommes.
Question : Comment consolider la présence chrétienne ?
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Rééduquer à l’amour de la terre et du témoignage pour le Christ.
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Trouver du travail pour ceux qui finissent leurs études : emplois, usines, petites entreprises…
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Travailler à établir une vie politique basée sur le respect de l’individu et sur les valeurs humaines.
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Le bon témoignage des hommes d’Eglise encourage les laïcs, surtout les proches collaborateurs.
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Tendre la main aux laïcs et aux mouvements de renouveau et les encourager. Un laïc peut avoir de l’influence sur un laïc, et même sur les amis musulmans.
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Les laïcs politiciens n’aident pas à consolider la présence chrétienne, car ils sont, surtout au Liban, divisés. Ils leur manque parfois la foi et l’engagement.
Troisième question : Défis et difficultés du témoignage
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Dans « les statuts personnels » et la relation avec l’Etat
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Diminution spectaculaire des chrétiens comme responsables et fonctionnaires dans le secteur public et l’armée.
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Le problème du changement de religion en vue du divorce : chercher à instaurer une loi qui dit que le divorce ne se fait que devant l’instance qui a béni le mariage, en l’occurrence l’Eglise.
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Le problème de l’héritage : un musulman sans héritier laisse ses biens au « Wakf » musulman mais au chrétien sans héritier laisse ses biens à l’Etat ! Il faut travailler à ce que les biens reviennent à son Eglise.
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Réclamer la liberté de croyance et la liberté religieuse.
Quatrième question : Rôle de l’Eglise dans le Témoignage
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Le dialogue de vie : Les chrétiens, malgré leur petit nombre, ont une grande influence dans la société, par le moyen de leurs amitiés et le travail commun.
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Encourager le dialogue des laïcs chrétiens avec les musulmans.
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L’Espace de vie sociale (entre chrétiens et musulmans) se rétrécit dans les villages limitrophes et à Beyrouth depuis 1975.
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Recenser les préjugés populaires au sujet de l’Islam dans les milieux chrétiens pour les corriger en vue du dialogue.
Le dialogue dogmatique :
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Fournir à nos enfants une petite catéchèse solide.
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Expliquer la théologie et la foi chrétienne dans un langage compris par les musulmans, comme l’ont fait nos ancêtres.
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Insister sur les valeurs évangéliques vécues et sur le témoignage de la foi.
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Eduquer les élèves dans nos écoles au dialogue et à l’acceptation de l’autre.
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La persécution et les souffrances subies par le corps historique de Jésus, nous le vivons aujourd’hui en tant que corps mystique.
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Nous préparer à traiter et à vivre dans un milieu où les fondamentalistes existent, à leur tendre la main et à ne pas avoir peur.
A la marge de tout cela, tendre à terminer ce choc de cultures entre chrétiens et musulmans, car son influence est immense sur la présence des chrétiens en Orient (et ne pas oublier le grand conflit palestino-israélien, centre et cœur des problèmes du Moyen-Orient).
Les actes du troisième cercle
de la rencontre préliminaire préparatoire au Synode
pour l’Eglise catholique du Moyen Orient
Les membres :
Mère Léontine Abou Rjayli
Monseigneur Jean Janbart
Monseigneur Michel Abras
Mère Christiane Mouza’ber
7 ) – Le témoignage à travers le développement :
-
Le témoignage à travers le développement : Sujet très important, parce que les
laïcs tentent de déplacer l’Eglise de son rôle de base qui appuie les institutions
matériellement et moralement, en vue de l’écarter et de la remplacer.
- Eduquer les gens d’Eglise à aimer leur Eglise…Car certains considèrent le
sacerdoce pour leur bien personnel ou comme une fonction.
- Solidarité et confiance mutuelle entre les ouvriers dans une institution et les
propriétaires de ces institutions.
- Demander aux institutions caritatives de soutien en Occident de collaborer en
premier avec l’Eglise et ses pasteurs.
B- Insister sur l’évolution des campagnes dans nos pays et d’aider la jeunesse
afin qu’elle trouve du travail qui lui assure une vie noble pour rester au pays.
-
Distribuer les subventions d’une façon équitable et égale entre toutes les Eglises et les institutions.
8 ) - Le témoignage et la famille :
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La solidarité familiale, avec insistance :…au niveau éducatif- social –
économique- politique- le logement des jeunes et s’efforcer de leur trouver du
travail.
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Intensifier les possibilités de la famille :
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Du point de vue matériel et salarial
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Rôle et responsabilité des mieux nantis pour appuyer l’Eglise
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Produire un code moral conforme à nos habitudes et traditions orientales.
9 ) – Travailler à intensifier la présence chrétienne à travers :
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Création de campagnes de formation et de propagande adressées aux chrétiens pour soutenir la présence chrétienne et l’intensifier spirituellement, intellectuellement et matériellement.
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Evolution des institutions
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Organisation de la présence de notre Eglise dans le monde
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Congrès, conférences et dialogue
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Observer ce qui se passe dans le monde pour faire connaître notre Eglise et la spiritualité orientale
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Formation d’un comité pour connaître ce qui se passe dans le monde, comme congrès et rencontres et y déléguer la personne adéquate pour participer à ce genre de rencontres.
B- Création de relations directes avec les immigrants :
- Réclamer l’établissement d’Eparchies dans les pays de la Diaspora où il y a un
rassemblement Melkite…des membres de notre Eglise.
- La relation avec l’Eglise-Mère, avec l’aide et l’encouragement des autorités de
l’Eglise locale.
Harissa, le 9 / 11 / 2009 Mère Christiane Mouza’ber